BILAN : Ruralité

Avec Calais en son sein, la 7ème circonscription est à forte dominante urbaine, mais elle est également rurale avec la région d'Audruicq et tout le sud-ouest du Calaisis.

En tant que Député, je me suis attaché à apporter la même attention aux 25 communes de ma circonscription et à leurs habitants. Je ne suis pas que le Député de Calais mais de la totalité du Calaisis.
Les problématiques sont nombreuses dans nos campagnes : inondations, prolifération des rats musqués, wateringues, sécurité des biens…mais ce sont aussi des loisirs à préserver : la chasse, la pêche, la colombophilie…
Ainsi une de mes premières interventions en 2012 à la tribune de l'Assemblée Nationale a été d'interpeler le gouvernement sur les inondations qui frappaient lourdement la région d'Audruicq.

Aux côtés du Maire et de la population de Polincove

En effet, en me rendant sur place aux côtés des Maires pour constater l'ampleur des dégâts, les riverains touchés par ces inondations m'ont fait part de leur détresse et de leur inquiétude quant à la réactivité de leurs assureurs. C'est pourquoi j'ai demandé et obtenu que la région d'Audruicq soit placée en état de catastrophe naturelle. Les personnes sinistrées ont ainsi pu être rapidement et correctement indemnisées.
J'ai également travaillé sur la prévention des risques d'inondation avec les différents Maires concernés, les responsables des sections de wateringues qui m'ont fait part de leurs difficultés à travailler avec Voies Navigables de France (VNF). J'ai donc saisi le Président de VNF, Stéphane Saint André, afin qu'il vienne à la rencontre des acteurs gestionnaires de l'eau dans l'audruicquois. Plusieurs réunions ont permis de dissiper les malentendus et de dégager des pistes sérieuses de réflexion pour réduire au maximum le type de dégâts connus en 2012.

Une autre plus récente organisée avec mon collègue du Nord, Jean-Pierre Decool, a permis de trouver une solution entre VNF et les représentants des sections de wateringues concernant le calcul et les modalités de paiement de la taxe hydraulique.

Avec le Président de VNF, Stéphane Saint André, mon collègue Député du Nord Jean-Pierre Decool et les présidents des sections des watteringues du Nord et du Pas-de-Calais

 

A la campagne, quand on parle de wateringues, de gestion de l'eau, inévitablement on parle également du rat musqué.

Il s'agit d'un véritable fléau. Ce nuisible provoque des dégâts considérables au niveau des berges provoquant des coûts de réparation conséquents pour les communes rurales. Il est également porteur d'une maladie : la leptospirose, transmissible à l'homme. Je me bats pour obtenir une aide de l'Etat afin de pouvoir aider les communes à rémunérer leurs piégeurs qui sont actuellement payés au nombre de queues. Je suis intervenu à la tribune de l'Assemblée Nationale lors de la séance de questions orales sans débat pour évoquer ce sujet. Le rat musqué a, une nouvelle fois, engendré quelques railleries dans l'hémicycle, ce n'est pas connaître la réalité de nos campagnes. Le message a donc été passé au Ministère de l'écologie. J'ai également saisi la Présidente de Cap Calaisis afin que son agglomération soit partie prenante dans ce combat contre la prolifération du rat musqué au titre de sa compétence GEMAPI. Il est anormal que la CCRA se saisisse du sujet, définisse un budget et que Cap Calaisis ne le fasse pas. Il faut absolument qu'il y ait une coordination entre les différentes intercommunalités si l'on veut éradiquer ce fléau. Le rat musqué, pour sa part, ne fait pas de différence entre les berges du canal de Calais et les wateringues de l'Audruicquois !

La campagne c'est également la chasse. Pour moi, il s'agit d'un loisir populaire qui remplit également une fonction de régulation de la faune sauvage et des territoires, notamment dans la gestion des espèces nuisibles. J'y suis extrêmement attaché et c'est pourquoi dès mon élection, j'ai intégré le groupe de travail « chasse et territoire » à l'Assemblée Nationale.
Dans le cadre de l'étude de la loi biodiversité dans laquelle l'exercice de la chasse était clairement menacé, j'ai ardemment défendu les positions des chasseurs du Pas-de-Calais et notamment ceux du Calaisis, ce qui m'a valu les remerciements appuyés et chaleureux du président départemental des chasseurs.
J'ai également mené une action coordonnée avec mon collègue de Gironde, Philippe Plisson, afin d'obtenir une prolongation de la chasse aux oies cendrées jusqu'au 10 Février, au lieu du 31 janvier, date imposée par une directive européenne.

Cette mobilisation a porté ses fruits et la dérogation a été accordée par Ségolène Royal.

Deux autres loisirs traditionnels de notre région bénéficient de mon total soutien. Il s'agit de la pêche et de la colombophilie.

Les pêcheurs du Calaisis bénéficient d'une partie de ma réserve parlementaire et je les ai également aidés dans leurs discussions avec le club d'aviron du Calaisis et la mairie de Coulogne afin que chacun puisse exercer sa passion dans le respect de l'autre.

Je suis également en appui et en conseil dans toutes les négociations avec les intercommunalités en matière budgétaire.

A l'assemblée générale des pêcheurs du Calaisis

Enfin en matière de colombophilie, je comprends cette passion  populaire de mon collègue Jean-Pierre Decool, passion que nous avons pu clamer le 11 Décembre dernier à Calais lors du congrès régional de la fédération colombophile du Nord Pas-de-Calais. A cette occasion, différents colombophiles m'ont fait part de leurs inquiétudes vis-à-vis de la grippe aviaire et des mesures de précaution préconisées par l'Etat.

J'ai donc remis un courrier au Ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, lors de sa venue à Boulogne-sur-Mer pour le sensibiliser sur le sujet et sur la nécessité de travailler en bonne intelligence avec les représentants des différentes fédérations colombophiles de France.